Talmont est placé en première ligne

22/01/2018

Depuis 2015, le maire a pris l'habitude de présenter les vœux de la municipalité talmonaise à L'Auberge du promontoire. Cette année encore, entouré de son équipe municipale, Stéphane Loth s'est adressé à une soixantaine d'habitants de Talmont sur les 97 âmes qui résident au village à l'année.

Après être revenu sur une année 2017 où les projets n'ont hélas pas tous abouti, l'édile talmonais a tenu à souligner les bons résultats en matière de fréquentation. Notamment le parking situé à l'entrée du village qui, en 2017, a connu une hausse de plus de 6 500 véhicules et dont l'argent (190 300 € contre 148 600 € en 2013) contribue grandement à l'entretien de la commune.

« Doublée voire triplée »

Stéphane Loth est aussi revenu sur le dossier le plus difficile, à savoir la ceinture des remparts du village et l'enrochement de protection. « Talmont est placé en première ligne. Le village est soumis à l'assaut des changements climatiques, des forts coefficients de montée des eaux, de l'envasement toujours plus important et d'une infiltration des eaux pluviales fragilisant la presqu'île de Talmont », soulignait le maire indiquant que, depuis le début de l'année 2017, il ne s'est servi que de la seule arme à sa disposition, « les médias », 28 au total (départementaux, régionaux et nationaux) qui ont relayé ses appels à l'aide.

« Si, dans dix ans, Talmont est encore debout, la facture sera doublée voire triplée, sachant que le montant des études en 2014 faisait état de 1,2 million d'euros, soit 800 000 euros de plus que la première étude mandatée en 2011 par François Lo Duca », s'inquiétait l'édile.

Parmi les autres dossiers de 2017, il a expliqué avoir demandé la suppression des merisiers qui menaçaient le bâtiment du presbytère, remplacés par des arbres tolérés à Talmont. Concernant les grandes lignes pour 2018, Stéphane Loth a annoncé des travaux sur la promenade des remparts et dans des rues en attente de validation de l'architecte des Bâtiments de France (ABF).

L'installation d'une caméra à l'entrée du village, un nouveau revêtement pour la rue de Lafond-du-Caillaud, la poursuite des travaux au cimetière avec la création d'un columbarium, le pont de l'entrée du parking qui doit subir une restauration dont le coût s'élève à 70 000 euros (lire aussi « Sud Ouest » du vendredi 19 janvier), tout comme la réfection du port pour 10 000 €, sont autant de chantiers que la municipalité devra mener à bien prochainement.