DISCOURS REPAS ET VOEUX DU MAIRE 2018

31/12/2017

Chers Talmonaises, chers Talmonais, chers amis,

Difficile de ne pas avoir une première pensée pour nos Talmonais disparus :
Jacqueline Bloemendal et Jacques Smoliga, deux personnalités appréciées, aimées et estimées par beaucoup d'entre-nous... Ils nous ont dit un dernier au revoir, tiré leur révérence trop tôt, un manque pour chacun d'entre nous et pour notre communauté.

L'année 2017 s'efface au profit de 2018, une année de confirmation à celle qui vient de s'écouler. J'avais lors de mes précédents vœux l'espoir de voir aboutir de nombreux dossiers, des dossiers difficiles à confirmer, mais aussi à démarrer, devant la complexité des compétences et des multiples services qui évoluent. Nous avons tenu un certain cap, certaines compétences sont utiles pour notre commune, d'autres le sont moins. Je fus sur tous les fronts dans ce combat, dénonçant de plus en plus une obstruction vis à vis des compétences régaliennes des élus.

La loi Notre (Nouvelle organisation territoriale) a rendu obligatoire le transfert de l'office de tourisme que nous avions créé en 2015 ce qui avait également permis l'implantation d'un relais postal. Ce transfert coûteux multipliant les frais de taxes de séjour sur notre territoire et impacte directement nos dotations de reversement et cela-même si nous ne possédions pas d'Office de Tourisme... Une très mauvaise nouvelle pour les plus petites communes de la CARA.

Le cru 2017 est excellent ! En effet, notre parking se porte très bien, cette année une hausse de fréquentation de plus de 6500 véhicules contribue à l'entretien de notre commune. Devant ce flux de véhicules supplémentaires, nous avons dû installer un nouveau dispositif d'entrée. Pour limiter les frais, nous avons loué le matériel.

190300 euros de chiffre d'affaire cette année, contre 148600 euros en 2013 et c'est un chiffre qui ne cesse de croître. Je tiens à remercier les différents commerçants qui contribuent au financement du plan de Talmont et participe largement à la distribution des dépliants et à la multiplication de notre fréquentation.

Le dossier le plus difficile est sans conteste la ceinture de nos remparts et de fait notre enrochement de protection. Je rappelle que nous sommes en première ligne, que notre commune est soumise sans cesse à l'assaut des changements climatiques, des forts coefficients, de la montée des eaux, de l'envasement toujours plus important et d'une infiltration des eaux pluviales, d'où la fragilité sur notre presqu'île qui est malheureusement bien visible. Depuis le début d'année, je me suis servi de la seule arme que je possédais : les médias. 28 médias départementaux, régionaux, nationaux ont relayé mon appel à l'aide car si demain, si dans 10 ans Talmont sera debout, la facture des travaux sera multipliée par 2 voire par trois et la difficulté sera nettement plus importante. Le montant de la dernière étude que nous avons ordonnée en 2014 fait état de 1 200 000 euros de travaux soit 800000 euros de plus que l'étude mandatée en 2011 par François Loduca, mon prédécesseur.

28 médias se sont fait l'écho de notre appel avec une efficacité sans conteste : le département et l'interco, lors de deux rendez-vous successifs, ont décidé de nous aider à hauteur de 20%. La région, quant à elle, après 3 courrier de refus, est revenue sur sa décision. Je félicite le Président Rousset, le montant de leur participation n'est pas connu à ce jour, mais je suis persuadé que l'attention particulière du Président de région ne pourra qu'être satisfaisante pour notre commune.

L'état a joué son rôle par le biais de Madame la sous-préfète de Saintes, rencontrée à plusieurs reprises qui a permis après 3 rendez-vous la mise en place d'une étude de confirmation de l'état sur le sujet. Nous avons mandaté des experts du BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES

, confirmé l'urgence et la nécessité d'intervenir très très vite sur la dégradation et confirmé ainsi la première étude de l'architecte des bâtiments historiques.

La loi GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) , devenue obligatoire depuis ce mois-ci, permet désormais d'intégrer l'érosion, une véritable avancée significative pour la prise de compétence par la CARA et par les différentes sections administratives. Dans quelques jours, j'aurai le retour de 3 devis d'entreprises spécialisées dans la réalisation d'ouvrages tels que les remparts autour de l'église. Je souhaite que le plan de financement s'établisse sur 35 métres lineaire de travaux par an établi sur 5 années pour un montant de 300000 euros par an, représentant au final 1500000 euros.

Le deuxième dossier, non dissociable, est l'infiltration des eaux pluviales sur notre presqu'île qui accentue l'érosion, d'où la nécessité de refaire les rues intramuros. L'écoulement des eaux pluviales n'est pas réglé, le manque de barbacanes pour évacuer, des puisards très vite submergés et pas en nombre suffisants, des canalisations abîmées alors que très récentes font que nous devons revoir 700 mètres de rues. Nous avons mandaté un architecte qui travaille depuis deux ans sur une proposition en concomitance avec l'architecte des bâtiments de France. Nous avons volontairement attendu l'année 2018 puisque la compétence devient aussi intercommunale ce mois-ci. Le traitement des eaux pluviales fera l'objet dès à présent de subventions.

Dans les autre actions menées en 2017, vous avez pu apprécier l'installation d'un abri de bus voyageur pour nos jeunes chérubins et le flux important de bus touristiques. Je remercie la contribution de la CARA, l'évolution de ce bâtiment devrait aboutir à l'installation de toilettes aux normes dans le futur.

Depuis 2014, nous avons mis l'accent sur le mobilier urbain, cette année, ce fut sur l'aménagement paysager. J'ai demandé à nos cantonniers de supprimer les merisiers qui menaçaient le bâtiment du presbytère du fait de sa proximité immédiate avec les arbres. De là, j'ai demandé et choisi moi-même sur une liste d'arbres tolérés à Talmont la plantation d'un amandier, d'un cèdre du japon, d'un merisier.

2 frênes ont été plantés sur le port, remplaçant les trois peupliers malades et menaçants, un cèdre de l'atlas et un frêne sur notre place. Les arbres les plus destructeurs sur nos remparts ont été coupés tels que les lauriers et les figuiers qui ont des racines très envahissantes.

Le presbytère a fait l'objet d'une fermeture pour mise en danger il y a un an suite à des linteaux et une toiture en très mauvais état. Ces travaux ont été effectués par les compagnons de Saint-Jacques pour un montant de 5000 euros pour conforter l'assise du bâtiment historique.

L'atelier municipal est dès à présent aux normes prescrites par la loi. Menacé il y a encore quelques mois de fermeture, comme promis il y a un an il permet maintenant des conditions de travail optimales et sécurisées.

Je rappelle que depuis 2014, début de notre mandat, nous avons été confrontés à la dégradation majeure de tous les bâtiments municipaux, les ateliers, le presbytère, la mairie, la maison des tamaris, le musée, l'office de tourisme, les trois blocs sanitaires différents travaux qui impactent sérieusement nos finances locales, dû principalement à des retard de travaux et d'entretien antérieur. Vient s'ajouter en février 2017 la suppression des brigades vertes subventionnées par la CARA.

Nous n'intervenons aujourd'hui que sur 20% de notre territoire. Le caillaud qui n'est que partiellement entretenu, Évelyne quant à elle effectue 25 heures de son temps par semaine dans l'entretien des sanitaires et des poubelles lié directement à la fréquentation qui augmente.

Il était donc nécessaire de remédier à ce problème et j'ai proposé à mon conseil municipal l'embauche d'un cantonnier supplémentaire pour palier à ce manque mais aussi pour intervenir sur des travaux qui nécessitaient auparavant l'intervention d'entreprises extérieures.

Depuis ce mois-ci Brice Branchereau a rejoint l'équipe d'agents. Enfant du pays, multiple dans ses compétences et dans son travail, il nous permettra aussi d'intervenir dès que la nécessité s'impose, je pense bien sûr en périodes d'intempéries.

Bienvenue à Brice Branchereau !

Mes chers amis, l'année 2017 fut riche en événements : concerts, illuminations, feux d'artifice, retraites aux flambeaux, de nombreuses expositions, concentrations de voiture, brocantes, une année de manifestations diverses qui seront reconduites en 2018 avec des nouveautés.

Le marché fermier suite à des problèmes liés à la salubrité de nos stands et des peintures tout particulièrement n'a pu ouvrir et a purement et simplement été annulé pour 2017. Cette année, 5 stands seront présents après la remise en état des locaux.

Pour 2018, les grandes lignes sont nombreuses nous allons faire en sorte que les dossiers démarrent enfin :

- la première tranche de 35 métres de travaux sur la promenade des remparts, entre la maison de la douane et la tour blanche,

- le démarrage de certaines rues est en attente de validation de l'ABF,

- l'installation d'une caméra au niveau du port et de l'entrée du village,

- la poursuite bien entendu des travaux sur les bâtiments communaux,

- la rue de Lafond du Caillaud sera entièrement retravaillée avec un nouveau revêtement et un réseau d'eaux pluviales,

- la Ré-aménagement de nombreux stationnement : promontoire, porte de la ville et du Caillaud,

- la poursuite de la récupération des concessions pour le cimetière et la création prochaine d'un columbarium et d'un jardin du souvenir,

- le pont du parking qui fera l'objet d'une réfection globale en bois et en dur occasionnant 70000 euros de travaux,

- la réfection de 280 mètre de perré du port pour un coût de 10000 euros,

- la remise en état des stands à l'entrée du village.

Mes chers amis, Talmonaises, Talmonais,

Chaque jour est unique, chaque année est une promesse de joies et de découvertes. Que 2018 soit pour vous une année spéciale, que des milliers de petites joies viennent embellir votre vie. Une année de réussite, une année d'espoirs ! Bonne et heureuse année.